Carnets de voyage

Mon aventure gastronomique à Mâcon avec mes amis : à la découverte des délices locaux

Alors que le soleil réchauffait doucement les rues pavées de Lyon. Mon amie Camille, amatrice de cuisine bourguignonne, m’a lancé : « Et si on passait le week-end à Mâcon ? » J’ai souri. Mâcon, petite ville discrète au bord de la Saône, souvent éclipsée par Dijon ou Beaune, méritait pourtant d’être savourée autrement. On a sauté dans un TER, sacs au dos, et en une heure à peine, nous étions arrivées au paradis des gourmets.

Nous n’avions qu’un seul objectif : manger. Découvrir les spécialités, discuter avec les chefs, sentir le terroir dans chaque bouchée. Nous avions réservé notre hébergement via Booking.com, très pratique pour trouver un appartement avec cuisine (au cas où nous voudrions cuisiner les produits du marché). Pour le train, SNCF Connect reste incontournable pour les meilleurs tarifs, surtout si vous réservez avec la carte Avantage.

Une première halte au Restaurant Pierre : élégance et terroir (Place aux Herbes, 71000 Mâcon)

À peine arrivées à Mâcon, le soleil encore haut dans le ciel, nos valises à la main et l’estomac déjà en éveil, Camille et moi avons pris la direction d’un lieu que nous attendions toutes deux avec impatience : le restaurant Pierre. Niché sur la charmante Place aux Herbes, au cœur historique de la ville, cet établissement étoilé Michelin fait rayonner la gastronomie mâconnaise bien au-delà des frontières bourguignonnes.

Dès que nous avons franchi la porte, une atmosphère de calme et de raffinement nous a enveloppées. L’intérieur est décoré avec une élégance sobre : des tons naturels, un mobilier moderne sans excès, de larges baies vitrées laissant entrer une lumière dorée. En été, la terrasse, bordée de verdure, est une invitation à savourer lentement chaque plat tout en observant la vie tranquille de la place.

L’accueil est à la hauteur de la réputation de la maison : chaleureux, attentif mais jamais pesant. Le maître d’hôtel nous installe avec délicatesse, nous propose un apéritif local — un verre de Viré-Clessé — et nous présente les menus disponibles. Sans hésiter, nous optons pour le menu dégustation à 78 €, un choix que nous ne regretterons à aucun moment.

Le premier plat, foie gras de canard mi-cuit au Marc de Bourgogne, nous est servi avec un pain brioché tiède et un chutney de figues légèrement acidulé. Une harmonie parfaite entre la richesse du foie gras et la douceur du fruit. Le mariage avec le vin local renforce les arômes, créant une symphonie subtile en bouche.

Vient ensuite le pigeon rôti, accompagné d’un jus réduit profondément parfumé et d’une mousseline de céleri à la texture onctueuse. La cuisson est d’une précision remarquable : la viande est juteuse, la peau croustillante, le plat d’une intensité rare. Chaque bouchée appelle la suivante.

Pour finir en légèreté, un soufflé au Grand Marnier, aérien, fondant, sucré juste ce qu’il faut. Il arrive à table tout juste sorti du four, gonflé à la perfection, flanqué d’une quenelle de glace vanille. Nous restons un instant silencieuses, savourant cet instant suspendu.

La réservation est indispensable, surtout en haute saison. Je conseille de passer par leur site officiel ou par LaFourchette (TheFork), où des promotions occasionnelles peuvent alléger la note. Pour maximiser ses chances de réduction (jusqu’à -20 % sur certains créneaux), il faut consulter l’application environ une semaine avant le séjour. Et surtout, ne tardez pas : les tables partent vite.

Dîner convivial au Bistrot du Cours (3 Rue Bigonnet, 71000 Mâcon)

Après une journée bien remplie à flâner dans les ruelles de Mâcon et à découvrir le charme discret de ses places ombragées, nous avions envie d’un dîner sans prétention, chaleureux, et surtout profondément ancré dans le terroir local. C’est ainsi que nous avons poussé la porte du Bistrot du Cours, une adresse conseillée par notre hôte Airbnb et qui a tenu toutes ses promesses.

L’atmosphère est typique de ces bistrots à l’ancienne, modernisés avec goût : murs en pierres apparentes, ardoises griffonnées à la craie, luminaires suspendus et effluves alléchants émanant de la cuisine ouverte. Le personnel, souriant et décontracté, nous installe près de la baie vitrée. Quelques tables plus loin, des habitués trinquent, visiblement fidèles à l’adresse.

La carte, courte mais efficace, met à l’honneur les spécialités bourguignonnes. J’opte sans hésiter pour la pochouse mâconnaise, un plat emblématique de la région. Ce ragoût de poissons d’eau douce (sandre, brochet, anguille), mijoté au vin blanc, crème, ail et persil, est servi avec des croûtons aillés : un pur moment de réconfort. Les saveurs sont franches, rustiques, généreuses, exactement ce que j’étais venue chercher.

Camille, elle, choisit l’andouillette AAAAA, bien dorée, légèrement croustillante à l’extérieur, fondante à l’intérieur, accompagnée de pommes sautées et d’une moutarde à l’ancienne. Un classique réalisé à la perfection.

Pour s’assurer une place en terrasse — très demandée les soirs d’été — mieux vaut réserver par téléphone ou venir en avance. Astuce utile : en arrivant dès 19h, vous avez accès au menu du jour à 22 €, imbattable pour la qualité proposée. Un lieu simple, sincère, et terriblement savoureux.

Pause déjeuner au Restaurant La Part des Anges (11 Rue Franche, 71000 Mâcon)

Caché dans une ruelle calme, ce restaurant propose une cuisine créative, alliant produits locaux et saveurs du monde. Le chef, Loïc, nous a présenté lui-même le plat du jour : magret de canard au caramel de cassis, accompagné de gnocchis maison.

Le service était attentionné, sans être pesant. En dessert, le fondant au chocolat noir Valrhona, servi avec une glace au lait d’amande, a conclu ce repas en beauté.

La réservation peut se faire via Tripadvisor ou directement par leur page Facebook. En semaine, ils proposent un formule midi à 18€ imbattable.

Marché couvert de Mâcon : immersion gourmande (Place Genevès)

Impossible de visiter Mâcon sans flâner au marché couvert. Ouvert du mardi au samedi, on y trouve :

  • Charcuterie mâconnaise (rosette, jambon persillé)
  • Fromages de chèvre fermiers (Mâconnais AOP)
  • Vins du Mâconnais (Pouilly-Fuissé, Saint-Véran, Viré-Clessé)
  • Pain d’épices au miel de Bourgogne
  • Escargots de Bourgogne prêts à cuire

Nous avons acheté quelques produits pour les déguster à l’appartement. Les fromagers nous ont conseillé les accords mets-vins avec passion. Astuce : venez le vendredi matin, c’est le plus animé.

Découverte sucrée à Aux Délices de Margot (16 Rue Sigorgne)

Cette pâtisserie est un bijou. L’odeur de pâte feuilletée au beurre vous saisit dès l’entrée. J’ai goûté leur spécialité : la tarte à la praline rose, fondante et croquante. Camille a craqué pour une religieuse au caramel beurre salé, tout simplement divine.

Pas besoin de réservation ici, mais allez-y tôt le matin, les meilleures pièces partent vite. Une boîte de macarons aux saveurs locales (vin blanc, cassis, pain d’épices) fait un cadeau parfait à ramener.

Apéritif en terrasse chez La Maison Mâconnaise des Vins (24 Rue Gambetta)

Un bar à vin couplé à une cave : nous avons pu y déguster une sélection de crus locaux, avec une planche de fromages et charcuteries artisanales. Incontournables : le Viré-Clessé 2020 et le Saint-Véran 2019, parfaits pour accompagner des gougères ou des rillettes de truite.

Le service est passionné, les prix doux (verre à partir de 4,50€). Réservez via téléphone pour les dégustations commentées (le samedi).

Dîner romantique à L’Ambroisie (11 Place aux Herbes)

Dans un décor tamisé, cet établissement nous a charmées avec son filet de bœuf charolais aux morilles, cuisson parfaite, jus réduit corsé, et un gratin dauphinois crémeux à souhait. L’entrée de ravioles de langoustines au basilic nous a conquises.

Dessert star : la tarte fine aux poires et crème d’amandes, servie tiède. L’accueil est professionnel, les portions généreuses.

Pour réserver : le site officiel ou LaFourchette, souvent avec un bonus fidélité.

Un déjeuner terroir chez Chez Jojo (7 Rue du 28 Juin 1944)

Une adresse populaire, sans chichi, mais avec une cuisine maison authentique. Le coq au vin rouge, mijoté 6 heures, était un concentré de Bourgogne. Les œufs en meurette servis avec une sauce veloutée au Pinot Noir valaient à eux seuls le détour.

Pas de réservation en ligne, il faut appeler ou venir tôt. Menu ouvrier à 14€, imbattable. L’ambiance locale est un plus.

Pause détente à La Brasserie des Halles (Place Genevès)

Un lieu vivant, parfait pour le déjeuner. On y mange un excellent burger charolais, mais aussi des plats plus légers comme une salade mâconnaise (œuf poché, lardons, croûtons, fromage de chèvre).

Le service est rapide, idéal entre deux visites. Commande facile via leur site ou sans réservation à midi.

Dernier dîner au bord de la Saône : Le Poisson d’Or (Boulevard Louis Escande)

Ce restaurant propose une cuisine fine dans un cadre idyllique, au bord de l’eau. Nous avons partagé une bouillabaisse de rivière, servie avec une rouille maison et croûtons frottés à l’ail. Le risotto aux écrevisses a ravi mes papilles.

Service impeccable, vin conseillé avec soin. Réservation indispensable. Pour économiser, choisissez leur menu découverte (3 plats pour 39€).

Pour bien planifier une escapade gourmande à Mâcon

Notre séjour a été enrichi par une planification soigneuse. Voici mes plateformes préférées pour organiser une telle aventure :

  • Booking.com pour le logement
  • SNCF Connect pour les billets de train
  • TheFork (LaFourchette) pour réserver les restaurants avec promotions
  • Skyscanner si vous venez de l’étranger (Lyon-Saint-Exupéry est l’aéroport le plus proche)
  • Airbnb pour des hébergements plus personnalisés
  • Gîtes de France pour une immersion dans la campagne mâconnaise

Mâcon m’a surprise par sa diversité culinaire, son authenticité et l’accueil chaleureux de ses habitants. Ce week-end avec Camille restera gravé dans ma mémoire – une parenthèse savoureuse et humaine, au rythme des bouchées et des verres levés.

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